Conçus en 1995, les Castelets en Jardins réactualisaient la tradition du théâtre de marionnettes des jardins publics.
En 1996, le Fust développait le même concept pour les salles avec Castelets d’hiver.
Au fil des représentations, ces spectacles modulables dans leur durée et leur contenu ont ainsi fait connaître des textes modernes de Daniil Harms, Heiner Müller, Cami, Paul Fournel, Javier Tomeo… et Emilie Valantin et des textes baroques, Corneille, Tabarin et des traditionnels du Guignol, Duranty, Rosset…
Ces textes servis par des marionnettes aux esthétiques très variées permettent un mélange des genres qui renouvelle "le genre".
La qualité des manipulateurs-interprètes font de ce programme un spectacle de référence dans le domaine de la marionnette à gaine contemporaine.
Le
mot du metteur en scène
Le personnage qui jaillit du castelet (1) est toujours étonné d’apparaître ; d’où sa bouche arrêtée pour un sourire, une exclamation ou un rictus. Le personnage naît déjà tout encombré d’un corps peu réaliste sur lequel on ajuste un vêtement qui doit aussi masquer la main active du manipulateur.
Dans cet inconfort existentiel il lui faut apprendre à vivre, se découvrir et se confronter aux autres, pire être crédible.
Voilà pourquoi il y a une grande corrélation entre l’étonnement métaphysique de la marionnette et les mésaventures d’un apprentissage tardif dans l’urgence, par la force des choses.
Emilie Valantin
(1) Castelet :
dispositif de théâtre cachant le comédien marionnettiste
qui manipule placé sous ses marionnettes.
